La modification des statuts
Aucune règle d’organisation interne, de tenue de réunion ... n’est imposée par la loi.
Aussi ce rôle est dévolu aux statuts qui devront assurer aux membres de l’association des conditions de participation effective à la vie de l’association.
Il est primordial qu’une association puisse modifier ses statuts afin de s’adapter à des évolutions éventuelles
Ce sont les statuts qui fixent librement les conditions dans lesquelles peuvent être prises les décisions modificatives, tant du point de vue du quorum requis, que du type de majorité retenu et de l’organe compétent.
Si les statuts ne donnent aucune précision quant à l’organe compétent pour décider des modifications statutaires, seule une Assemblée Générale Extraordinaire est habilitée à modifier les statuts d’une Association.
Conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi du 1er juillet 1901
Le fait de ne pas procéder aux déclarations modificatives entraîne des sanctions civiles, pénales et administratives
Les sanctions civiles
- La 1ère sanction de l’absence de déclaration modificative ou d’une déclaration incomplète, irrégulière, ou déposée hors délai, est l’inopposabilité aux tiers de modifications intervenues.
- La seconde sanction civile est la dissolution. Celle -ci peut être prononcée par le tribunal de grande instance à la requête de tout intéressé ou du ministère public.
Les sanctions pénales
Toute violation de l’obligation de déclaration modificative est punie d’une amende de 1500€ à 3000€ en cas de récidive. Il s’agit d’une contravention de 5ème classe.
Les sanctions administratives
Lorsqu’une association a des liens privilégiés avec les pouvoirs publics-association reconnue d’utilité publique, agréée, subventionnée- ceux-ci exercent sur elle un contrôle. Dés lors, l’absence de déclaration ou une déclaration incomplète justifierait le désengagement de la puissance publique, et notamment le retrait ou le non-renouvellement d’une subvention ou de l’agrément.